15 novembre 2010
à Damien
T’arrives, comme ça, énervé,
Chargé d’électricité,
Comme un cacou d’ la cité,
Un enfant blessé.
De nouveau sous le joug de la servitude
Tu nous rends responsable de ta solitude,
Tu n’veux pas être un adulte
Tu penses ne pas en avoir l’aptitude.
Mais quel exemple suivre ?
Alors tu t’enivres
Devant ton écran éteint
Tes efforts sont vains.
Ton entourage, tes proches
te jugent, te reprochent.
Y a un élément qui t’échappe,
Le désespoir te rattrape.
La vie, tu la voulais pleine d’ivresse,
d’euphorie, de jeunesse.
Aujourd’hui c’est un combat,
Tu vieillis, t’acceptes pas.
Mais baisse les armes,
Tu vas y perdre ton âme,
Réveille-toi,
Il est plus fort que toi.
La vie tu peux encore en jouer.
A petite cause, grands effets.
Elargis ton champ de vision.
Modifie ta perception.
Redécouvre l’effervescence
De la vie, de son essence.
Absence
Il y a un avant et un après.
Ce n’était pas qu’un moment d’absence.
La jouissance s’est transformée en accoutumance puis en dépendance et pour finir en souffrance.
Malgré certaines alarmes qui m’ont fait l’amitié de s’allumer, j’ai fait alliance avec une sorte de diable.
Atrophiée, voire annihilée de mon humanité, je me suis perdue dans les méandres de l’alcoolo-dépendance.
Un monstre amer voulant assouvir son appétit féroce.
Une terre aride que l’on arrose et qui aussitôt reprend de plus belle son aridité.
Je vous l’accorde c’est un peu alambiqué mais c’est encore aujourd’hui pour moi de l’ordre de l’incroyable et je prie, non, je supplie pour que ce mal me quitte.
« Je te donne tout ! Mon or, mon argent !...
Non tu ne veux pas de cela tu veux mes plus belles amours, mes plus fidèles amitiés ?...
Va t’faire voir !
Je résiste et prends le temps comme allié.
Je t’aurai un jour, je t’aurai ! »
